~ Un Péhun en PAES ou la Génèse d'un P2. ~

28 juin 2012

Les meilleures choses ont une fin...

Bonjour à tous !

 

Il y a un peu plus de deux ans, j'avais ouvert ce blog en espérant que je trouverai assez de temps pour l'alimenter régulièrement et je vous avoue que je n'ai pas pensé au début que je puisse tenir ce petit pari. Eh bien au final, le pari est plus que gagné !

J'ai réussi à garder le journal des deux années les plus ... riches de ma "jeune" vie on va dire. Une expérience extraordinaire, un combat qu'il a fallu mener jour après jour, sans jamais être réellement sûr de son issue.

Que vous dire ? Vivez vos rêves. C'est quand on est jeune qu'on peut se permettre quelques petites folies comme aller en P1. Quand je vois quelques étudiants frustrés autour de moi, je ne regrette absolument pas d'avoir eu "les guts" d'aller en P1. Avoir 26 ans, avoir fait des études longues, et regretter de ne pas avoir fait médecine, c'est vraiment dommage quoi ...

J'aime penser que le travail est toujours payant. Et je le pense. Mais par travail, on n'entend pas seulement le fait d'apprendre ses cours. C'est aussi un travail de soi : se remettre en cause, être critique vis à vis de ses erreurs, en apprendre. Et ça, c'est l'apprentissage le plus important en P1. Comme ailleurs. D'ailleurs, les acquis de méthodes en P1 ne peuvent que vous servir. Ils n'attendent que ça.

 

BON COURAGE à la prochaine fournée de P1 ... 

 

Un merci à toi, lecteur, qui m'a suivi depuis tout ce temps. J'ai senti ton regard bienveillant pendant mes deux ans ! 

Un merci encore plus grand à ceux que j'ai connus grâce à ce blog, et dont j'espère recevoir des nouvelles de temps en temps.

 

Dans l'immédiat, je n'ai pas prévu de recommencer un blog puisque je souhaite profiter un petit peu des joies de la P2. Mais je pense que quand on aime écrire, on finit par le faire. J'ai aimé écrire, donc vous tomberez probablement sur un nouveau blog dans quelques mois si ça me démange, au pire dans un an.

 

A bientôt ! 

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21 juin 2012

OMG.

Bonjour à tous,

 

Après les péripéties des résultats parus accidentellement la veille, j'ai pu regarder à nouveau la page des résultats !

 

ÇA PASSE !



Merci de votre fidélité sur ce blog pendant 2 ans !

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18 juin 2012

Les dessous de la P1 #4 (suite et fin)

Bonjour à tous !

 

On va clore cette petite suite de billets, que j'ai un peu faite en fonction de vos réactions (notamment par mail pour les plus habitués de mes lecteurs, que je remercie pour leurs feedbacks !).

Parlons de quelque chose d'assez important : la réorientation.

 

Je pense qu'il est vraiment bien de se mettre dans le crâne que le Numerus Clausus est tel que la PAES est une année de recrutement : les facultés recrutent leurs meilleurs éléments et leur permettent l'accès à la suite du cursus. Pour se donner un bon coup de pied dans le derrière, il est bon de se répéter cette phrase : "Les chances de réussite sont extrêmement faibles. A moi de faire en sorte que ça passe". 

Il est vraiment VI-TAL de se mettre dans la tête que c'est un travail continu et régulier qui vous permettra d'arriver à bout de votre année. Une bonne dose de motivation (on ne fait pas d'overdose de motivation quoi !) vous sera nécessaire pour réaliser les objectifs de la P1 :

- La première d'entre elles : se connaître, ses capacités de travail, ses méthodes, se remettre en question, être réactif dans son travail, savoir reconnaître ses erreurs, savoir corriger le tir quand il faut, plannifier, anticiper. Pour la suite, en médecine ou ailleurs, c'est vital. La P1 est une chance inouie de développer son autonomie et son sens du travail et c'est un sacré sacré plus pour le reste de vos études universitaires.

- Valider sa PAES c'est à dire avoir 10/20 pour être assuré de passer en année supérieure, en études de santé si le NC vous y autorise, ailleurs en sciences sinon. On en vient donc à bien comprendre que ce n'est pas parce qu'en janvier on voit que c'est foutu qu'on doit se décourager. La meilleure des réorientations, sauf changement de domaine ("abandonner les sciences"), vous l'aurez en ayant validé votre année ! En primant comme en doublant, vous récoltez des ECTS qui sont votre arme pour une éventuelle équivalence ailleurs ! Soit la passerelle est prévue, soit elle ne l'est pas. N'hésitez pas à demander une équivalence si vous jugez que vos notes de sciences fondamentales (UE1, UE2, UE3, UEP pour les citer ^^) sont suffisamment bonnes.

 

Au cours de mes deux années, la question du "et si je rate" a toujours été présente à mon esprit, non pas par panique absolue de l'échec, mais parce que je ne voulais pas subir ma réorientation et perdre du temps en me trompant dans mon choix. J'ai eu tout le loisir, pendant mes périodes de déprime, à me renseigner sur telle ou telle filière qui m'intéressait et à me renseigner.

Le grand piège, disons-le : c'est le hors délai. Vous pensez que mai et juin c'est suffisant, bah parfois faut avoir téléchargé un dossier papier ou fait une demande en ligne avant le 5 mai. Bam, fallait le savoir. Surtout si vous visez une filière universitaire dite sélective.

Sereinement, élaborez-vous un plan B solide. C'est la meilleure arme contre le stress: se dire qu'on n'a plus qu'à donner le meilleur de soi-même et qu'on sait qu'en cas de soucis au concours, on a une voie de réorientation qui nous plaît et on en connaît les dates d'inscription. Zéro stress du coup de ce point de vue là après le concours !

 

Beaucoup prennent les problèmes comme ils viennent ; je peux comprendre ça, on se rajoute un stress potentiellement inutile. Ca doit dépendre des personnalités. MOI, je peux vous dire que ça m'a fait du bien de savoir ce que je ferais en dehors de la P2. Je ne dirais pas que je serais content d'avoir raté ma P1, mais je ne serai pas mécontent si je ne l'avais pas : aucun regret et des idées pour la suite.

La chose un petit peu délicate en P1, c'est le saut lycée/fac doublé d'un rythme qui monte en crescendo trop rapide, une absence de contrôle continu (il faut savoir s'auto-évaluer) et un concours qui arrive à la vitesse de l'éclair !

Alors vraiment, renseignez-vous au sujet de la P1, lisez les méthodes de travail de chacun sur internet (remede.org et les blogs), apprenez de vos erreurs si vous êtes primants. Reconnaître son erreur et son échec est la meilleure façon de se construire sa réussite l'année d'après. Elle ne s'obtient pas la P2, elle se prépare ! Croyez-le bien !

En bref, quand on ne sait pas trop quoi faire mais qu'on doit réfléchir à la réorientation. Quelques petits réflexes :

- section "les formations" du site internet de votre université pour voir les formations qu'elles proposent (toujours privilégier de rester au sein de son université dans la mesure du possible quand la formation de qualité qu'on veut y est !)

- jeter un coup d'oeil aux "PRES" qui sont les groupements d'université, et pour lesquels souvent la réorientation est facilitée ou du moins l'équivalence beaucoup plus possible qu'avec une université quelconque.

- Si on vit dans une grande ville où les universités ont des numéros, jeter un coup d'oeil à toutes les formations en bref, regarder les programmes et surtout les débouchés !

 

Ne postulez jamais à UNE réorientation mais au moins deux pour être tranquille. Enfin, dîtes vous que vous ne choisissez pas vraiment des études mais VOS études, celles qui doivent vous conduire à un panier de métiers. Refuser de voir plus loin que vos études, c'est vraiment pas un bon plan. Ca se trouve vous n'aurez pas fait ce qu'il fallait pour faire THE métier que vous voulez, parce que le déclic sera venu trop tard en master ....

 

Voilà, je ne sais pas si c'est mon billet le plus utile mais au moins ma conscience est tranquille ^^''.

Sinon, concernant l'avenir de ce blog, je ne vous cache pas qu'il approche à grand pas de sa fin. A priori, il me reste deux billets à vous pondre, l'un d'entre eux étant les résultats. Je réfléchis toujours à savoir s'il y aura un prochain blog et sous quelle forme il pourrait se faire. Mine de rien, s'adonner à l'exercice aura été un peu plus compliqué que je ne le pensais. Autant je suis relativement content des billets que j'ai faits en doublant, autant je suis pas très très ravi de mes billets de primants. Je trouve ceux de doublants plus psychologiques, ceux de primants trop descriptifs. Au final, on arrive peut être à un équilibre.

Ce qui est génial, c'est que j'ai le journal de ma petite P1 quoi. Et ça, c'est génial. Suffit de relire un billet pour se rappeler de ce qu'on ressentait quand on l'a écrit ;)

On se retrouve mercredi/jeudi, pour les résultats !

 

Bises !

Posté par Pehun à 17:43 - Commentaires [4] - Permalien [#]

16 juin 2012

Les dessous de la P1 #3

Quelques vrais exemples de journées-type d'un P1 doublant

Par doublant, on entend un étudiant suffisamment sérieux pour avoir appris ses cours convenablement l'année passée, sans que ce soit nécessairement parfait. Je n'exagère rien en disant qu'en doublant, mis à part les cours nouveaux, je n'ai pas appris de nouveaux termes, j'ai juste mieux compris les notions (l'apprentissage intelligent plus facile à retenir en lieu et place de l'apprentissage brut et de brute de primant quand tu n'as pas le temps de comprendre et que donc t'apprends comme un con à la place). Donc forcément, le temps d'apprentissage et de travail d'un cours est plus rapide.

Chez nous, le premier semestre était très court et je vous avoue sans regrets avoir travaillé dès le début du mois d'août pour me remettre en tête les choses qui me posaient clairement problème en primant (histologie, chimie organique, certains chapitres précis de chimie générale touchant à la chimie organique, anatomie des membres). A la fin du mois, pas mal de modules importants étaient révisés et remis en tête au calme, en prenant le temps de comprendre. Le temps manquant énormément au premier semestre. J'aime dire que j'ai fait la mise au point que j'aurais dû avoir le temps de faire en primant pour faire un travail efficace en doublant. Pour les curieux, j'étais donc prêt en anatomie générale, l'anatomie du membre inf (je n'aimais pas le sup et pas le temps ^^), chimie G, chimie O, biologie cellulaire et histologie. La seule matière à problèmes qu'il restait, c'était l'embryologie mais comme j'avais une certaine avance, je savais que j'aurais le temps de m'y atteler seul pendant le semestre.

M'être remis tout ça en tête m'a permis de bien réactiver mes connaissances et de ne pas perdre trop de temps en cours. Je vous avoue que je ne les regardais pas très très souvent : pas du tout en chimie générale (ça n'apportait rien de plus que le poly), mais par contre toujours en chimie organique (les explications m'apportaient quelque chose !) et parfois sur certains chapitres particuliers que j'aimais bien à titre de récréation puisque ... le cours était déjà appris. Un moyen agréable de réviser sans trop se fatiguer !

Dernière remise au point. Passé un moment en P1, il faut apprendre à être routinier même dans ses heures de sommeil et limiter les excès à une heure près pour pouvoir être "tout le temps fatigué" et oublier (je n'ai pas dit s'épuiser, mais une P1 ça fatigue). Pour ce faire et être sûr de me lever à l'heure que je jugeais raisonnable, je ne dormais pas à mon appart' pour être sûr d'être debout !

 

Cela étant dit, passons à deux exemples de journée-type.

Premier semestre : période de révisions. J-10 du concours.

Dodo chez S., comme d'habitude.

Réveil avec lui à 5h50.

Petit déj à 6h05.

Arrivé à l'appart' à 6h20.

1re chose à faire = lancer l'eau chaude pour la théière qui m'accompagnera pour le début de matinée et préparer mon mug et allumer le Mac.

6h25 : jeter un coup d'oeil à mon semainier et voir les "gros trucs de la journée" (exemple : deux chapitres d'embryo ou alors un gros chapitre de bio cel + les TD correspondants ou alors 1 chapitre d'histo et un chapitre de bio de la repro ou alors 1 partie d'un cours sur les membres [toujours diviser les membres hein !]) pour ne pas les faire trop tard (quand tu es fatigué de ta journée de travail, tu ne veux pas t'attaquer au plus gros). En général, je commence par deux gros trucs pour pouvoir souffler à midi ensuite. En général, j'espace deux gros trucs par un truc léger qui me donne l'impression d'avancer plus vite !

10h30 : pause remplissage de théière. En général, vers cette heure-là, c'est mon moment exercices : je suis suffisamment réveillé pour faire autre chose que me réciter un cours et suffisamment concentré pour ne pas faire d'erreurs à la con dû à un endormissement prolongé. Par exemple, une bonne heure et demi d'exercices en chimie G ou chimie O (ça donne ça comme truc sur le semainier : "Thermo : 3 exos + 1 pb récapitulatif" ou "Chimie O : Fonctions divalentes 2/3 : mécas + 2 exos" (2/3 : 2e séance sur les  3 que je me fixe pour considérer le chapitre révisé) ou "Biochimie : Krebs + Glycolyse + TDs". 

11h25 : heure du déjeuner qui va durer jusqu'à 12h15.

12h15 : La golden hour ! Heure consacrée aux annales de bio de la repro ou d'anat' selon le jour. Faire l'annale + la corriger + annoter son cours pour être sûr de ne plus faire ses erreurs.

14h20 : le début d'un "gros truc de la journée". 

15h30 : un petit truc de la journée.

16h00 : heure du goûter ! (eh oui, gardons un repas pour enfants pour en faire une pause tada !)

16h44 (eh oui, une série ça dure 44 minutes) : Deux petits trucs de la journée. Ca peut donner des chapitres très light pour finir la journée sans en finir trop dégoûté.

19h15/19h30 : fin de la journée.

Je me prévois en général 5 à 7 tirets par jour en fonction de la difficulté des chapitres et du temps que je dois y consacrer. En général, la tradition a voulu que j'aie toujours un tiret en suspens que je finis le lendemain dès mon arrivée à l'appart'. C'est ma petite tradition d'être clément avec moi-même en réalisant à 19h15 que eh ouais, le "bon allez un petit tiret ça peut le faire" ne tient jamais. Je le sais. Mais je sais pas, ça m'amusait de le mettre quand même. 

19h30 : Dîner devant mon écran.

20h30 : Douche.

20h35 : Fermer la porte de l'appart' et retourner chez S.

21h45 : En mode préparation au dodo.

05h55 : Réveil chez S., comme d'habitude.

Et le cycle recommence !

 

2ème semestre : période de cours.

05h55 : debout chez S., comme d'hab.

06h20 : arrivé à l'appart'.

06h25 : un coup d'oeil à mon semainier + mon planning des cours pour voir si je vais regarder le cours du jour.

08h30 : MS5 = opérations pharma, chap 1 et 2

10h00 : UE 7 = Droit médical, chap 1

10h45 : UE 7 = Santé publique, systèmes de santé

11h20 : Heure du déjeuner.

12h15 : MS3 = revoir Paires crâniennes + Foramens 

14h00 : UE 4 = 4 exos.

15h00 : Physio = thermo 1/2

16h30 : SF = cours embryo + cours physio 1/2.

18h00 : 1 annale de biophy (car ce sont nos sources majeures d'exos on a pas tellement autre chose)

19h20 : Fin de la journée.

 

8 points de réalisés au lieu de 7. Donc le lendemain je m'autoriserai une petite marge si je suis fatigué.

Et la journée recommence.

Quand je dis cours dans un point, c'est bien faire du cours hein. Au final, je ne fais des exos que lorsque je les explicite. Parfois je les pré-choisis même la veille à 19h quand je suis un peu fatigué. ^^

Et voilà pour la journée type du P1. Vous voyez que je numérote souvent 1/2 ou que parfois le titre du chapitre est un peu bizarre genre "foramens", bah c'est que je leur donne des noms affectifs des fois. Le chapitre sur les loges crâniennes, ya plein de trous donc je l'appelle "foramens". thermo 1/2, c'est parce que ce chapitre est fait par un prof que je n'aime pas et qu'il est chiant, je me suis rendu compte que ça passait mieux en deux fois (deux jours suivis).

 

Et voilà, pour vous donner une indication. On est donc loin du P1 sans vie. J'ai préféré être du matin pour avoir un semblant de soirée à moi chaque soir. En sachant que manger et décompresser prend une bonne heure et demi quand même et que je filais en meilleure compagnie une fois fini. Du coup l'appart' était simplement un lieu de travail où je n'aimais pas rester davantage (pour plein de raisons personnelles ^^, en gros c'était un appart' étudiant très très très TRÈS bruyant).

Posté par Pehun à 11:07 - Commentaires [16] - Permalien [#]

11 juin 2012

Les dessous de la P1 #2

Contre-vérité n° 2 : Le P1, ça doit prendre une prépa/écurie pour réussir.

Commençons par parler des chiffres qu'arborent de manière très publicitaire ces sociétés : 

- Un étudiant qui réussit est un étudiant qui choisit un stage de pré-rentrée ou un accompagnement à l'année, indépendamment de son assiduité (qu'il ait passé 2 semaines en août suffit à l'inclure dans les stats!) ou un étudiant qui venait uniquement chercher ses fiches. Bref, suffit d'avoir laissé un euro à la boîte pour être "potentiellement inclus en cas d'issue favorable".

- Un étudiant qui n'est pas inclus est un étudiant qui n'a pas été présent de manière parfaite à la prépa : une absence suffit à vous mettre hors jeu des statistiques de réussite.

=> Partant de là, vous comprenez qu'après, il suffit de bien choisir des proportions étudiées par rapport au taux de réussite estimé dans une fac, être cohérent dans les chiffres primant/doublant et puis on ajuste les chiffres en jouant sur ceux qui ne réussissent pas. 

Mettre 90% de réussite, ça le fait pas donc on corrige les chiffres et on se débrouille pour sortir un chiffre psychologiquement attracteur.

J'attire votre attention sur le fait que le choix d'une prépa est vraiment un choix personnel et qui dépend de la faculté où vous êtes. Dans tous les cas, il faut choisir une prépa "connue" plutôt qu'une petite prépa où pour le coup, on jette encore plus son argent par les fenêtres.

Personnellement, en m'inscrivant en médecine, j'ai pris connaissance de deux faits : 

- La prépa est indispensable pour réussir dit-on.

- Le tutorat est génialissime et s'améliore d'année en année.

J'ai continué à me renseigner et puis j'ai compris que la prépa ne serait pas faite pour moi, chose qui m'a été confirmée par le stage de pré-rentrée que j'avais pris pour être sûr de l'ambiance de travail et de leurs méthodes. On ne comprend pas mieux à 35 ce qu'on ne comprend pas seul face à un amphi. L'accompagnement personnel est une utopie que les boites privées essayent de vendre en profitant de la logique suivante :

Au lycée, vous avez été très accompagnés et ça a bien marché. On va vous lâcher à la fac, vous serez seuls. Donc vous raterez. D'où l'intérêt d'être accompagné puisque ça a toujours été comme ça.

Inutile de vous dire que le seul intérêt de mon stage de pré-rentrée a été de me réactiver les neurones plus tôt, perdre 2 semaines de vacances mais être sûr que je ne mettrais jamais les pieds chez eux ! J'ai par contre pris le temps de voir ce qu'on donnait comme exos aux étudiants dans ces boîtes là : des exos que je trouvais décalés de la réalité du concours et qui poussaient le vice jusqu'à vous en inquiéter. Bref, j'appelle ça une façon d'encourager les étudiants à se cramponner à la prépa car ils voient qu'ils ont du mal à faire leurs exos et que donc quelque chose cloche chez eux et qu'il faut des explications ...

En devenant étudiant en première année des études de santé, vous deviendrez d'abord un étudiant universitaire. Vous suivrez les cours qui vous seront dispensés en cours magistral ou par DVD par des enseignants-chercheurs d'une grande qualité académique.

Vous devrez apprendre l'autonomie, la prise en main de soi et la régularité (voir billet précédent pour la régularité). 

Vous devrez aussi apprendre le vrai travail personnel. Sans parler de médecine, j'ai toujours entendu qu'un cours de 2h à l'université devait donner lieu à au moins 6h de travail personnel pour reprendre ses notes, les approfondir et accéder aux sources recommandées par l'enseignant-chercheur (souvent son ouvrage). En médecine, c'est exactement le même principe à l'exception du fait qu'il ne faut pas fouiller trop loin en dehors des polycopiés et des supports que vous donne l'enseignant (souvent le cours magistral, ses commentaires, ses diapos et le poly). 

Néanmoins, il vous arrivera de vous sentir perdu. Vous irez alors à la quête d'informations en allant sur le canal-questions de l'espace numérique de travail, ou simplement sur ce que j'appelle "l'internet universitaire", ces sites faits par des enseignants-chercheurs très complets et qui vous seront souvent d'un grand secours. Au même titre que la bibliothèque universitaire d'ailleurs.

Je pense que la prépa est un moyen de perdre son temps en étant présent physiquement ailleurs pour au moins deux demi-journées par semaine. Ce temps devrait être consacré à la maîtrise de ses cours, prérequis indispensable aux QCM. Si on se bourre de QCM, on fait le pari qu'ils ne changeront pas trop d'une année sur l'autre et c'est un pari très risqué quand on sait qu'on ne peut redoubler qu'une fois.

Au premier semestre (matières : anatomie/biophysique/physique/chimie générale/chimie organique/biochimie/biologie cellulaire/histo/bio de la repro/bio du développement), les polys étaient en général assez clairs pour que je n'aie pas à chercher de renseignements ailleurs. Il fallait surtout apprendre. Par contre, pour les matières à exos, plutôt que bosser sur des exos douteux de prépa, je faisais mes TD, les exos du tutorat le samedi, et j'avais choisi quelques livres d'exercices géniaux en chimie par exemple. Des exos qui n'étaient pas en QCM d'ailleurs ce qui veut dire que j'en faisais uniquement pendant les TD et le tutorat. Le reste du temps, j'avais à faire à des exos rédigés avec une progression pour acquérir les méthodes. Inutile de vous le cacher, ces bouquins étaient dédiés aux "PCEM/PCEP/DEUG", bref au premier cycle universitaire. Ils étaient faits par un enseignant-chercheur, et une fois qu'on a vérifié que ça correspond à son programme, on fonce. Il ne faut pas se disperser pour rien, mais pour les matières à exos, il n'y a pas vingt mille façons : s'entraîner comme on peut ! Sélectionner un exercice faisable au vu du programme sans se laisser influencer par sa difficulté (dur ne veut pas dire "oh on n'aura jamais !"). Et le faire ! 

Au deuxième semestre, on a eu davantage de nouveaux enseignements où il fallait appliquer les savoirs-faires des exemples, moins de par coeur pur en somme. Donc pour le coup, c'est pareil : vous avez un cours, des exemples qui vous illustrent ce qu'on vous demandera. Refaîtes les, travaillez les. Puis allez chercher des bouquins que vous jugez dans l'esprit et entraînez-vous. Parfois vous ne trouverez rien. Eh bien vous surtravaillerez le cours et les exemples que le prof devait juger suffisant.

 

Tout ça pour vous dire que :

- Oui, les cours vous occuperont énormément et dans la majorité des cas, comme en anatomie, il ne sera pas utile de chercher ailleurs car le contrat est clair !

- Il ne faut pas s'interdire de se documenter pour trouver des exercices à faire et s'entraîner. Les prépas au fond vous fournissent des exos douteux. Rien ne vous interdit de chercher des exos faits par vos propres enseignants parfois, sinon par leurs collègues quand la logique du programme est respectée (en chimie par exemple, je trouve ça dur de ne pas respecter le programme : l'acido-basique restera de l'acido-basique ! Pareil pour la thermo !).

- Posez vos questions : vos profs sont dispo sur le canal questions, vos maîtres de conférences répondent à vos questions en TD.

- Préparez vos TD !

- Si vous avez un tutorat, servez-vous en. Le principe n'existe pas qu'en médecine et si les facs leur donnent un soutien matériel et logistique, c'est bien qu'elles jugent intéressant le concept d'être coaché par des étudiants plus âgés. C'est faire parler l'expérience ! Perso, le tuto m'a beaucoup apporté ++++

 

Au final, il vous faudra faire l'apprentissage du travail personnel puisque l'emploi du temps de la fac est light en horaires pour justement vous permettre de vous investir dans vos apprentissages. Quand un enseignant vous dit que tout est dans le poly, ne vous prenez pas la tête plus que ça. Sinon, jetez un coup d'oeil au cours oral et aux diapos car l'enseignant n'est pas un abruti : il met inconsciemment l'accent sur ce qu'il juge être très important et peut donc donner des indications sans trop le vouloir. Regardez si vos profs publient des bouquins à destination des PAES, ça peut être une source intéressante d'exercices. 

J'aime dire que l'Université se donne les moyens de former ses étudiants. Si vraiment il fallait une prépa pour réussir, vous pensez que l'Université laisserait faire ? Bien des concours se préparent dans des instituts et pas à la fac. Si on vous y fait venir, c'est que c'est suffisant pour vous former. Mais il ne faut pas être passif et vraiment vraiment se prendre en main ! L'Université est là pour garantir l'égalité des chances. Elle ne va pas par contre être derrière 2500 étudiants pour être sûr qu'ils ont fait leur TD du lendemain. Vous êtes des grands !

La chose à faire ++++ : cherchez des témoignages de votre fac, les méthodes des gens qui sont passés. Ne les appliquez pas comme un con : inspirez-vous en, essayez les. Bref, forgez vos méthodes à partir de leurs idées ou adaptez les vôtres. Ne soyez pas stupide : remettez-vous en cause si une méthode ne marche pas. S'acharner c'est se tirer une balle dans le pied. Soyez au courant de comment marchent les choses avant de mettre les pieds en PAES.

 

Voili voilou pour cette contre-vérité là.

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09 juin 2012

Les dessous de la P1. #1

Contre-Vérité n° 1 : Un P1, ça travaille tout le temps.

 

Mon année de bizuth a été très déséquilibrée par rapport à mon redoublement, non pas que j'aie travaillé davantage mais que j'ai dû trouver les bonnes méthodes et être efficace. Je me suis pour cela énormément inspiré du cadençage de la SNCF ... ^^ Faire les mêmes choses, au même moment, à régularité constante. Que ce soit en primant ou en doublant, j'ai systématiquement profité de ma pause déjeuner pour regarder une série télé. Cela vous fait 44 minutes de détente devant votre écran, en mangeant, c'est pas de trop. On est d'ailleurs sous la fameuse "heure" déjeuner. Mais sinon : que ce soit en primant ou en doublant, je suis passé par Disneyland au moins une journée dans le semestre pour me changer les idées, que j'aie 14 ou 40 jours de révision. A chaque fois, cette sortie était bien prévue à l'avance !

Le vendredi soir a toujours été très light pour moi : fin de la journée à 18h. Pourquoi ? Le vendredi est une journée de travail personnel, sans cours supplémentaire et donc je pouvais bien avancer. Il me semblait important de ne faire traîner cette journée particulière dans la semaine. D'autant plus que j'aimais me dire que je me reposais pour mieux mémoriser et être dispo pour les épreuves du tutorat du lendemain. 

Le dimanche matin, j'avais ma petite routine et je rentrais chez moi pour 9h30 et je commençais ma journée de travail. Je suis très sensible aux rythmes de la semaine et à défaut d'avoir mon dimanche, je le commençais légèrement plus tard.

Niveau heures de sommeil, j'ai fait le choix de la régularité à une heure près le dimanche. Rien d'excessif pour ne pas réactiver ma fatigue et pour ne pas me dérégler pour la semaine qui venait.

Vie de couple. J'ai réussi à la concilier avec ma P1 mais autant dire que l'équilibre n'était pas en faveur d'un 50/50. Ma moitié connaissait très bien mon emploi du temps, la longueur de mes journées et donc on se prévoyait des ptits extras après ma journée de travail de temps à autres : ciné, bouffes. Une ou deux journées un peu éloignées de Paris pour me changer les idées quand j'en avais besoin (et toujours en récompense de la fin d'une période donnée de révisions par exemple où j'avais un objectif ambitieux à boucler). Ca a été zéro prise de tête, zéro engueulade. Du soutien, rien que du soutien. Et là apparaît la leçon : si votre vie de couple vous prend la tête, soyez responsable et faîtes un choix : s'impliquer à fond en P1 ou faire autre chose de son temps. On est passé d'une nuit ensemble par semaine en primant à deux en fin de première année. Puis à quasiment tous les soirs pendant mon année de carré puisque je culpabilisais moins, que j'assumais davantage mes journées de travail (plus de culpabilité après 19h).

Un autre plaisir tout con. La douche du soir. Avec un gel douche qui sent bon, une bonne douche chaude. Prêt pour le dodo ! 

 

J'ai fait le choix de consacrer le peu de temps libre que j'avais à mon couple et ça m'a donné une belle bouffée d'oxygène ! J'ai rentabilisé au maximum mes moments de non-travail : déjeuner devant une série, se doucher hors de ma journée de travail mais pas le matin pour apprécier ma douche, dormir un peu mais en profiter pour voir ma moitié et prendre un ptit déj le lendemain parce que je commence un peu plus tard le dimanche. Bref plutôt qu'éparpiller les plaisirs, faut les faire en laps de temps réduit. Faire d'une pierre deux coups quoi !

 

La P1, ça a été l'apprentissage pour moi d'une rigueur. Non pas que je n'en avais pas, mais pour le coup c'était très carré. Faire des plannings, s'y tenir. Se donner une amplitude et un rythme de travail ; les tenir. Se dire qu'au final ce n'est pas le travail sur une semaine qui va compter mais le travail continu sur tout le semestre. 

La P1 est aussi un incroyable révélateur humain ; vous savez à qui vous fier ou pas. Vous ferez le tri parmi vos amis. Vous testerez vos relations amoureuses si vous en avez. Vous en apprendrez sur vous-même ; et rien que pour ça, je suis content d'être passé par une P1. 

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05 juin 2012

A ne pas manquer !

La journée mondiale du don du sang, c'est le 14 juin. Cliquez ici pour chercher le point de collecte le plus proche de chez vous.

 

Le don du sang est géré par Etablissement Français du Sang. Il faut savoir que contrairement à ce qu'on croit, le sang est une denrée rare. Il nous arrive régulièrement chaque été de devoir en importer ailleurs en Europe pour satisfaire à nos besoins. Dîtes vous bien qu'à chaque fois que vous raisonnez à titre individuel "c'est les vacances, je vais faire du ski", l'EFS tremble en se disant ski = accidents. jet ski = accidents. Départ de Pâques ? Accident.

Au final, quand nous allons bien, il y a quelque part en France quelqu'un qui aura une merde et qui aura besoin de sang.

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Dis Péhun ... qu'aurais-tu fait à part médecine ?

J-16 avant les résultats.

 

Il m'a toujours été très difficile de répondre à cette question tant il était évident pour moi que je voulais devenir praticien hospitalier (médecin à l'hôpital public). Paradoxalement, je n'ai jamais eu l'audace (ou ai-je eu la sagesse qui sait !) de répondre à la question de la spécialité. On a tous une petite idée de la spé qui nous interesse, qui nous intrigue le plus par les clichés : la médecine générale parfois, la médecine d'urgence (Urgences powaaaaaa !), la chirurgie, la médecine interne (à la Dr House !). Parfois, ce sont nos expériences personnelles qui nous marquent et on souhaite exercer la spécialité qui a le "plus fait pour nous" quand nous en avions besoin.

Tous les étudiants de PAES ne passent pas par la faculté de médecine par vocation du métier. Il faut le dire, certains, minoritaires sûrement, auront choisi cette filière parce que socialement, ça le fait bien ; parce qu'ils n'avaient pas d'idée autre et que donc du coup ils tentent de se convaincre que médecin, c'est utile etc etc. Bref. Pour d'autres, ce sera une envie qui sera d'autant plus légitime pour eux qu'un de leurs proches appartient au corps de santé ; ils connaissent le vécu d'un médecin pour en avoir un en parent proche. Pour d'autres encore, ce sera une envie absolument abstraite puisqu'ils ne se voient pas faire autre chose, mais ils n'ont pourtant pas de réel vécu de la profession de par leur entourage. Enfin, pour certains, les expériences passées peuvent aider. Ils ont été sacrément malades, ont eu pas mal d'opérations petit, ont fréquenté le milieu hospitalier très jeune, et de là leur est venue l'idée, le besoin de faire ce métier. Tous les chemins mènent à Rome de toute façon !

Partout du postulat que je n'avais pas choisi d'aller en fac de médecine. J'aurais donc dû aller ailleurs. Quelques pistes :

 

- si j'étais né deux ou trois générations auparavant, j'aurais aimé être cadre chez France Telecom ou à la Poste. Eh oui, le service universel, apporter le téléphone et la proximité à tous ; c'était une belle épopée ! Aujourd'hui, je n'aurais sans doute pas fait ce choix (eh oui, la privatisation a guetté et guette toujours !)

- sinon, bah euh ... rha c'est dur hein. Bah. Euuuuuuuuuuh. Non. Je ne vous le dirai pas. Na ! Peut-être après les résultats.

 

Tada. Billet avorté !

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26 mai 2012

Flashback : La veille d'un jour de concours.

Toutes mes veilles de concours ont eu ces points communs :

- Ne pas travailler (de la journée au deuxième semestre, à partir de 11h pour le premier semestre où l'on a pas le temps)

- Ranger mes polys, TD et affaires de la fac et les mettre dans un carton

- Se détendre avec des séries télé et sortir un petit peu. 

- Sortir un peu, je me répète, mais s'aérer l'esprit ça fait du bien !

- Scanner sa convocation et l'envoyer à quelqu'un de confiance qui puisse vous l'amener en cas de gros pépins.

- Scanner sa convocation et se l'envoyer sur sa boîte mail et sur une clé USB (ouais je suis un gros malade)

- CNI + Carte d'étudiant dans mon sac, au fond.

- Passage à Carrefour pour chercher sandwiches, bouteilles d'eau, petites compotes et Kinders ! Bah oui, je mange peu les matins et donc je mange et bois pendant les épreuves. Ma hantise ? Aller aux toilettes ! Donc boire à fond à distance du dodo à J-1 pour pisser de l'eau et du sodium le matin au réveil. Puis s'hydrater à petites doses (oui, sans excès !) pendant les épreuves.

- Ajuster sa montre. 

- Avoir sa montre.

- Faire en sorte que votre sac contienne : ce qu'il faut pour manger + CNI + Convoc + Carte d'étudiant (ouais je suis un cumulard) + les docs autorisés du concours. Perso, je n'ai JAMAIS rien ramené d'autre. Je ne révise pas au concours.

- Votre iPod pour vous isoler si les gens sont des oufs à lire leurs cours et que ça vous énerve au plus haut point comme moi... ^^

- Être sûr d'avoir des crayons, 3 stylos feutres pour la grille de QCM, votre stylo plume pour l'épreuve rédactionnelle (je suis un grand malade : pas d'encre bleue effaçable mais une encre noire pour me forcer à être sûr avant d'écrire héhé). Ne changez pas de marque de stylo feutre avant le concours : vous êtes habitués à l'épaisseur du vôtre depuis le semestre, vous remplissez nickel. Bref, gardez les habitudes ! 

- Achetez vos titres de transport la veille.

- S'assurer des horaires pour être arrivé une heure avant le début des épreuves. Le but n'est pas de gratter sur l'heure de sécurité.

- Si vous partez loin à Villepinte, assurez-vous de connaître le 118 712, et d'avoir du liquide en sécurité dans le cas où vous auriez besoin d'un taxi. Tous les taxis ne prennent pas la CB. Quand on ne sait pas qui appeler, on appelle le 118 712 ... Ils trouveront un taxi (scénario catastrophe je vous l'accorde !)

- Si vous habitez trop loin (disons à 1h30 de la fac), je vous conseille vraiment de réserver un hôtel pour éviter toute mauvaise surprise. Si vous ne faîtes pas confiance à votre ligne de train pendant l'année, ce n'est pas une bonne idée de lui faire confiance le jour d'un concours.

 

Voili voilou, un billet pas très utile mais après tout, pourquoi pas ?

Posté par Pehun à 20:31 - Commentaires [23] - Permalien [#]

17 mai 2012

Deuxième partie du concours.

Bonjour à tous !

Mardi et mercredi se sont déroulées les dernières épreuves du concours de la PAES, celles qui sont déterminantes pour déterminer mon avenir. Celles qui concluent deux années de travail acharné. Le point final quoi :)

Contrairement à décembre, je n'ai pas été des plus voraces au petit déjeuner. Une pomme et hop, direction le métro, à quelques pas de mon ancien appartement, pour rejoindre la Porte de Versailles. Des petits souvenirs de l'an passé me sont réapparus : ma zenitude puisque je passais les épreuves "préparé" mais sans pression car je savais qu'il était improbable que j'aie mon concours alors, le souvenir de la fin de ma première P1 mais cette impression que ce n'était pas du tout fini et que le plus dur resterait sans doute à faire.

Bah déjà, je ne sais pas si j'avais raison. Le plus dur était sûrement à faire en primant, en cherchant une méthode de travail et en accumulant les connaissances. En tout cas, mon travail du 2nd semestre m'a été très utile pour l'année d'après, ne serait-ce qu'en UE 7 (ou UE Pages Jaunes) et en anatomie. Je me suis rendu compte que ma méthode du deuxième semestre de l'an dernier était vraiment pas mal et je n'ai eu qu'à perfectionner ce qui devait l'être, m'entrainer (ce que je n'avais pas fait l'an passé : je voulais simplement savoir mes cours et j'avoue m'en être très bien sorti pour quelqu'un qui n'avait fait aucun QCM hors tuto et fait 0 annale). Bref, tout ça c'était l'an dernier et ça c'était conclu sur une page internet lapidaire "Concours de la PAES = recalé (Nb reçus = 310)". Le recommencement devait avoir lieu dès septembre ^^.

 

Cette année, on réalise l'enjeu. On a perfectionné ses connaissances, on s'est préparé à la forme du concours. Mais je me rends compte que je n'ai jamais été très friand de QCM. Les faire et les refaire, c'est les favoriser à ton cours et donc t'intéresser qu'à ce qui est déjà tombé ou préférentiellement. Quand tu ne fais que du cours, OK, tu te farcis des trucs pour "rien" mais tu ne lis pas l'avenir et tu ne devines pas les questions. Donc au final tu es prêt à tout cas de figure et tu ne subis pas les aléas des remaniements de QCM. Les annales, je trouve bon de les faire à la toute fin pour voir les questions qui retombent, vérifier dans ton cours que t'as bien la bonne réponse (bah vi, pourquoi faire confiance à un corrigé quand on peut le vérifier soi même dans son cours et se prouver qu'on sait où chercher ?). Et du coup, tu sais ton cours, et tu as vu à quoi ressemblaient les annales. Perso à part UN chapitre, je n'ai jamais compris quand on me disait "oh regarde les annales c'est TOUJOURS les mêmes questions". Bah euh ... mouais xD (non quoi).

De façon générale, les sujets étaient un cran au dessus par rapport à l'an dernier mais au vu des notes de l'an passé, je ne suis pas du tout surpris. Les sujets de pharmacie communs à ceux de médecine, je les appréhendais bien que j'étais prêt : pas de groooosse surprise non plus. En ne faisant que du cours, on s'en sort très bien ! 

En UE 7 la montagne a accouché d'une souris mais ça reste mon UE préférée. On ne choisit pas la façon dont le sujet est fait mais le hasard ne marche que très peu en P1 je trouve. Donc ceux qui ont fait 0 impasse ne sont pas si défavorisés par rapport à ceux qui ont un sujet pas handicapant au vu de leurs impasses. 

Sinon, bah je suis resté fidèle à moi même : 

- pas de travail la veille du concours

- pas de travail entre les deux jours du concours.

- pas de polys sur place.

 

L'important quand on conclut une P1, enfin, deux P1, c'est de n'avoir aucun regret. Au vu des sujets, je n'ai aucun regret sur mon travail. J'ai simplement fait de mon mieux. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre ! 

Posté par Pehun à 09:07 - Commentaires [11] - Permalien [#]