05 juin 2012

Dis Péhun ... qu'aurais-tu fait à part médecine ?

J-16 avant les résultats.

 

Il m'a toujours été très difficile de répondre à cette question tant il était évident pour moi que je voulais devenir praticien hospitalier (médecin à l'hôpital public). Paradoxalement, je n'ai jamais eu l'audace (ou ai-je eu la sagesse qui sait !) de répondre à la question de la spécialité. On a tous une petite idée de la spé qui nous interesse, qui nous intrigue le plus par les clichés : la médecine générale parfois, la médecine d'urgence (Urgences powaaaaaa !), la chirurgie, la médecine interne (à la Dr House !). Parfois, ce sont nos expériences personnelles qui nous marquent et on souhaite exercer la spécialité qui a le "plus fait pour nous" quand nous en avions besoin.

Tous les étudiants de PAES ne passent pas par la faculté de médecine par vocation du métier. Il faut le dire, certains, minoritaires sûrement, auront choisi cette filière parce que socialement, ça le fait bien ; parce qu'ils n'avaient pas d'idée autre et que donc du coup ils tentent de se convaincre que médecin, c'est utile etc etc. Bref. Pour d'autres, ce sera une envie qui sera d'autant plus légitime pour eux qu'un de leurs proches appartient au corps de santé ; ils connaissent le vécu d'un médecin pour en avoir un en parent proche. Pour d'autres encore, ce sera une envie absolument abstraite puisqu'ils ne se voient pas faire autre chose, mais ils n'ont pourtant pas de réel vécu de la profession de par leur entourage. Enfin, pour certains, les expériences passées peuvent aider. Ils ont été sacrément malades, ont eu pas mal d'opérations petit, ont fréquenté le milieu hospitalier très jeune, et de là leur est venue l'idée, le besoin de faire ce métier. Tous les chemins mènent à Rome de toute façon !

Partout du postulat que je n'avais pas choisi d'aller en fac de médecine. J'aurais donc dû aller ailleurs. Quelques pistes :

 

- si j'étais né deux ou trois générations auparavant, j'aurais aimé être cadre chez France Telecom ou à la Poste. Eh oui, le service universel, apporter le téléphone et la proximité à tous ; c'était une belle épopée ! Aujourd'hui, je n'aurais sans doute pas fait ce choix (eh oui, la privatisation a guetté et guette toujours !)

- sinon, bah euh ... rha c'est dur hein. Bah. Euuuuuuuuuuh. Non. Je ne vous le dirai pas. Na ! Peut-être après les résultats.

 

Tada. Billet avorté !

Posté par Pehun à 11:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Dis Péhun ... qu'aurais-tu fait à part médecine ?

    Tiens? Du nouveau ^^

    Ah la fameuse vocation...
    Ben pour moi je dirais que ça remonte à loin et que ça a été "validé" par les pépins de santé.
    Normal quoi.

    S'il avait fallu faire autre chose?

    Desproges ou Coluche, histoire de faire des bons mots, avoir une réflexion à nulle autre pareille et se payer le luxe de se foutre de la gueule des politicards soit disant "normaux" d'un bord ou de l'autre, à poil avec une plume dans le cul ou non.

    J'aurais voulu être un artiste...

    Mais comme le disait une de mes - géniales - ex prof d'espagnol: il y a le rêve et la réalité.
    Qui sait, la médecine est peut être l'union des deux...
    Ou pas.

    Posté par V.D., 05 juin 2012 à 22:38 | | Répondre
  • De mon côté, le droit m'aurait attiré, pour devenir magistrat su siège, voire magistrat du parquet. Parce que l'enquête policière relève aujourd'hui de la démarche scientifique, ça ressemble un peu au diagnostique : on élabore, à partir de quelques indices, de quelques déductions, observations, un postulat de culpabilité, en y associant un certain de degré de probabilité.
    Et parce que le procureur dirige l'enquête sans avoir à exécuter lui même les tâches les plus laborieuses / dangereuses (prélèvements, analyses, interpellations, interrogatoires, recherche d'indices).
    Les études sont dures, cela me contente : avoir l'impression d'exploiter la plus grande partie son potentiel comme en médecine, ce qui n'était en fait pas possible au lycée, et dans les autres facultés.
    Les inconvénients étant la soumission hiérarchique au pouvoir exécutif, la présomption de servitude à l'Etat quand des intérêts politiques sont en jeu, etc... Médecine = indépendance de ton art.

    Procureur, un beau métier. Juge du siège aussi pourquoi pas, un métier qui confère à ta personne une certaine puissance.

    Et à défaut ingénieur, doctorat en biologie ou en physique (la physique, une belle matière ) => chercheur, et soyons fous j'aurais tenté ma chance à l'ENS !!!
    En fait je n'ai jamais pensé que ma vie serait fichue en cas de double échec en PACES. Et je n'aurais pas l'impression d'avoir perdu 2ans, car en 2ans j'aurais considérablement musclé ma mémoire.

    Posté par medicatrix, 06 juin 2012 à 14:09 | | Répondre
  • Tu viens de me coiffer au poteau, je réfléchissais justement à comment j'aurais pu tourner un post dans le genre...
    Bon et bien pour nous deux, affaire à suivre!!!

    Posté par Romain, 06 juin 2012 à 22:10 | | Répondre
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